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LES BELLES MECANIQUES DE BOLLEZEELE – 2021

Dimanche matin, 29 août, je me lève un peu flagada dû aux 1000 kilomètres parcourus la veille en voiture pour regagner mon logement étudiant.

Aujourd’hui, ce sont les Belles Mécaniques de Bollezeele qui se déroule en face du café/musée moto, Au tour du monde.

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PARTIR DANS LE DÉSERT AVEC UNE MOTO DE 1951 – BSA

Traverser les endroits les plus isolés de la planète à moto, partir à la rencontre de l’inconnu, observer et rendre compte, toute une combinaison d’idée qui anime mon désir de partir avec ma vieille BSA.

J’ai lu une quantité de récits de voyageurs, ou devrais-je dire, d’explorateur à moto comme les sœurs Adeline et Augusta Van Buren qui ont traversé l’Amérique en 1914, Robert Sexé qui a fait le Tour de Monde en 1926 ou encore le Capitaine Jean Bruneteau qui a traversé le Sahara en 1927. Ces lectures n’ont fait qu’amplifier mon désir de voyage.

Je suis mieux loti qu’eux, j’ai une moto de 1951, une BSA C11SL spécialement équipée d’un accessoire de ma fabrication, un filtre à air monté sur le réservoir.

Le faible budget en poche m’empêche de pouvoir partir dans les coins les plus reculés de la planète, mais ce n’est pas grave puisque non loin de la maison de mes parents (Aveyron), se situe des terres arides en Espagne, où dit-on, presque rien ne pousse et rien ne vit, les Bardenas-Reales et les Monégros.

Mais il ne s’agit pas là des seuls déserts d’Espagne, il y en a cinq au total. Pour les citer: le désert de Gorafe, le désert de Tabernas et le Parc Naturel de Jandía

Pour un premier road-trip, traverser seulement 2 déserts, c’est déjà pas mal !

La Covid-19 bouleverse un peu mes plans, car pour traverser l’Espagne, il me faut réaliser un test PCR.

Si négatif, il me laisse 72 heures pour traverser la frontière.

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MA BSA C11 SL À CONQUES

Voici ma BSA C11 SL re-re-restaurée en face de Conques (Département de l’Aveyron)😋

Un bas moteur tout neuf, un cylindre réalésé de 260 cmc et une grosse culasse réfectionnée de C12.

Et en prime, un Amal Concentric 22 qui fonctionne (détail plus bas 😉)

Sinon, avez-vous vu l’interview de Guy Baster, l’homme aux 1000 motos 😋

Amal Concentric 22:

Souvenez-vous quand je souhaitais traverser la France avec ma BSA, je restais cloué au sol car la cuve du carburateur, re-fabrication toute neuve d’Angletterre, ne se remplissait pas assez vite.

Après avoir confié mon carbu à des amis, et eu un échange par mail avec le service client Amal, rien ne marchait.

Lassé de bricoler ce carbu, j’achetais un carbu chinois à 20€ sur Amazon qui fonctionnait parfaitement bien.

Ces dernier jours, je retombe sur ce carbu Amal et inspecte de près la cuve. Le pointeau doit se loger dans une bague en bronze sertie dans la cuve en aluminium du carbu.

Au final, cette bague n’était pas bien enfoncée dans son logement. Après avoir chauffé au chalumeau la cuve du carbu et taper avec un tournevis cette bague en bronze…miracle l’Amal Concentric fonctionne 😍

Je reste quand même surpris de la manœuvre à faire sur une pièce toute neuve prêt à monter 😮

BROUGH SUPÉRIOR SS-100 1927

Protégée par quelques motos autour d’elle, le Musée Baster expose une Brough Supérior SS-100, l’une des motos les plus prestigieuses au monde, mais pourquoi ?!

L’histoire de Brough Supérior se trouve à Nottingham, Angletterre, qui a vu naître William Edward Brough en 1861.

William Edward Brough est l’un des pionniers de l’histoire automobile et motocycliste d’Angleterre.

En 1871, à l’age de 10 ans, William Edward Brough, intègre la « Nottingham High Pavement School » sous le nom de inscrit William Edward Slack, du nom de jeune fille de sa mère qui n’était pas mariée lors de sa naissance.

Durant son parcours scolaire, il se découvre une passion pour le deux-roues en s’achetant une draisienne

A l’âge de 20 ans, il commence à travailler à la briqueterie de Babbington puis en 1884, il se marie avec Mabel Fearn.

Son premier enfant nait un an plus tard. Il portera les mêmes noms et prénoms: William Edward Brough

En 1886, W.E. Brough s’inscrit à la « Nottingham University College » pour y étudier l’électricité et le magnétisme. Il deviendra alors chef électricien à la « Babbington Coal Company ».

Cette même année, il se lance dans la construction d’une bicyclette qu’il surnommera « Giant Cycles » en référence à son frère que l’on surnommait « Nottingham Giant », c’est à dire le géant de Nottingham en raison de sa taille hors norme (2m32).

Sa bicyclette innove par sa sécurité. Elle rencontre un succès fou qui le pousse à créer son entreprise: la « Giant Cycles » à Vernon-Road.

En 1890, il décide de se tourner vers l’automobile et construisant sa première auto, la Brough. Conjointement, né son second fils, Georges Edward Brough (futur fondateur de Brough Supérior).

En 1902, la première motocyclette Brough sort des ateliers de Vernon Road. La production de motocyclette en grande série ne débutera qu’en 1908.

Au début du 20ème siècle, les deux fils Brough participèrent à plusieurs courses de motos, avec quelques médailles à la clé et toujours, au guidon de Brough.

Georges étant le plus passionné des deux frères, il insiste pour essayer toutes les motos que son père construit.

Le développement de Brough sera freiné par la première guerre mondiale. Brough produit alors des pièces pour la Royal Navy.

A la fin de la guerre, Georges entre en partenariat avec son père et gère les ventes de motos .

Il propose plus tard à son père la création de motos de luxe et super puissante, ce pour quoi son père n’est pas convaincu.

En 1919, Georges Brough décide alors de créer son usine à Haydn Road. Son père lui interdit de nommer ses motos « Brough ».

Désireux de faire mieux que celui-ci, ses motos porteront le nom de « Brough Supérior ». Environ une demi dizaine de motos sortent la première année.

La production commence sérieusement en 1920 avec la Brough Supérior MK1. Toutes les Brough Supérior étaient personnalisables à la demande du client.

Les moteurs provenaient principalement des motoristes MAG et JAP en ayant reçues des modifications à la demande de Georges Brough. Les moteurs MAG et JAP, dans leur configuration équipant les Brough Supérior, ne se retrouvent sur aucune autre moto.

Les Brough Supérior, surnommées « Rolls Royce de la moto », n’ont reçues que des clients d’exceptions dont Lawrence D’Arabie, qui a donné la renommée de la marque en prouvant sa fiabilité à travers ses multiples voyages.

Lawrence d’Arabie posséda 8 Brough Supérior au cours de sa vie (dont plusieurs SS-100). Il fit la découverte de la marque à travers le premier modèle, acheté d’occasion en 1922, la MK1.

Le modèle le plus puissant de la marque, est la SS-100 qu’expose ci dessous Guy Baster.

La Brough Supérior SS-100 est un modèle sortie en 1924 et produit jusqu’à la disparition de la marque en 1940, en arborant quelques évolutions.

La moteur JAP de 1000cc installé en 1924 laissera la place à un Matchless de cylindrée équivalente en 1937.

Au delà des voyages de Lawrence d’Arabie, le marketing de Brough Supérior repose sur la vitesse puisque la SS-100 était livrée avec un certificat stipulant que la moto était capable de dépasser les 160 km/h et ceux, dès les premiers modèles.

Herbert ‘Bert’ le Vack, sur une SS-100 atteint 191,591 km/h sur la « Journée des Records de Vitesse » d’Arpajon de 1924

En 1927, sur la même course c’est encore la SS-100 la plus rapide avec Freddie Dixon qui atteindra les 191,642 km/h.

Se rendre au Musée Baster:

VÉLOCETTE, Seconde du TT 1947

Pom, pom, pom, pom…

Parce que tout le monde voulait revivre ce moment-là, hier @Au tour du monde à @Bollezeele et parce que certains vont se dire « J’aurais dû être là », voici le surprenant démarrage d’une Vélocette de compétition 💪

On parle d’une seconde place au Tourist Trophy 1947, l’une des courses de référence dans l’histoire de la compétition motocycliste 😋

Pleins d’informations ont été récupérées auprès du propriétaire qui bien sûr feront l’objet d’une vidéo ultérieurement 😉