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RENÉ GILLET AVEC SIDE CAR VANNOD

Au Musée Baster, vous pourrez admirez de drôles d’engins à trois-roues: des side-cars.

Guy Baster en possède plus de 200 !!!

Parmi eux, 2 magnifiques René-Gillet avec panier Louis Vannod, deux marques à la française 💪

Le plus ancien, avec le réservoir entre-tube, est pourvu d’une motocyclette René Gillet de 1924. Elle possède un moteur à 2 cylindres en V, soupapes latérales, de 750 cc.

Le second, flambeaux neuf avec une capote, est propulsé par une motocyclette René Gillet Type L de 1935 Elle possède un moteur à 2 cylindres en V, soupapes latérales, de 1000 cc.

Vous avez ici le luxe du side-car.

Des véhicules pour voyager à bonne allure et dans le confort.

Les deux motorisations sont assez similaires et développent suffisamment de couples pour permettre au conducteur de transporter des passagers et leurs bagages (entre 3 et 4 personnes pour le plus récents).

Au delà du couple, parlons du confort, le René Gillet – Vannod de 1924 rend le voyage confortable pour son passager puisque le panier est sur suspensions. Du côté pilote, le voyage sera un peu plus rude car seul la fourche et la selle sont suspendues.

La motocyclette René Gillet Type L de 1935 ménage un peu mieux son pilote avec un système plus ou moins ingénieux de suspension arrière.

Malheureusement, l’agencement du musée a fait que je n’ai pas pu prendre ce système en photos.

En attente d’une prochaine René Gillet Type L à photographier, vous pouvez observer l’affiche située plus haut et admirer la série de photos-ci dessous.

Affaire à suivre 😉

Le musée Baster, à découvrir par ici 👇

ACE SPORT 1925, la nouvelle Henderson

Le Musée Baster arbore fièrement une ACE Sport de 1925, un monstrueux quatre cylindres de 1300 cmc !!!

Vous connaissez très certainement les motos américaines Henderson, sinon voici un lien pour vous mettre dans le bain:

https://lexplorateuramoto.com/tag/henderson/

La marque Henderson est à l’origine fondée en 1911 par les frères Henderson: William (ingénieur) et Thomas.

La Première Guerre Mondiale venant troubler les affaires de leur entreprise, Henderson fusionne avec Excelsior Motor Manufacturing & Supply Company en 1917.

Suite à des divergences d’opinions au sein de la nouvelle entreprise, William Henderson dépose sa démission en 1919 et fonde la Ace Motor Corporation dont l’usine se situera à Philadelphie.

Les premières motos sortent de l’usine en 1920 et ressemble très fortement aux Henderson qu’il a créées auparavant.

Elles ne sont pourtant pas des copies puisque les brevets des motos qu’ils a construites ne lui appartiennent plus.

Malheureusement, il se fait percuter par une automobile, le 11 décembre 1922, en essayant la toute nouvelle Ace Sporting Solo. Il décède sur le coup.

Par la suite, en 1923, Arthur O. Lemon ingénieur pour la Excelsior Motor Manufacturing & Supply Company dépose sa démission et reprend la Ace Motor Corporation.

Cette année-là, Ace bat un record de vitesse avec Red Wolverton au guidon d’une XP4 : 208 km/h !!!

A partir de ce moment-là, Ace promettait un trophée et une belle récompense financière à quiconque battrait ce record.

A titre de comparaison le record de Brough Supérior avec Vack en 1924 n’atteignit que 191,6 km/h. Le record de Ace n’a pas été validé, car les records de vitesse étaient réservés aux motos de moins de 1000 cmc.

Ace Motor Corporation cessa ses activités en 1924.

La marque changea quelques fois de mains jusqu’à tomber dans celles de la Michigan Motors Corporation qui relança durant une courte période (1925-1926) la production de motocyclette.

Ace sera rachetée, une dernière fois en 1927, par Indian Motorcycle Company qui a continué à produire des Ace pendant un an, sous le nom de Indian Ace.

Dès lors que des modifications furent apportées à ces motocyclettes, le nom de Ace disparu au profit d’Indian Four.

Le reportage sur le Musée Baster à découvrir ci dessous:

VISITE DU MUSÉE BASTER, Riom (63)

Si jamais vous passez par Clermont-Ferrand dans le Puy-De-Dôme, osez le détour par Riom !

Guy Baster y expose sa fabuleuse collection de moto, réunissant plus de 800 machines venant du monde entier

Le Musée Baster se situe au 101 Rue de l’Ambène à Riom, juste à côté d’un fabuleux restaurant au thème Rock n’roll, l’Indian Saloon.

Ce musée représente en quelque sorte la vie de Guy Baster.

Tombé amoureux de la moto ancienne à l’âge de 13 ans, il n’a cessé d’écumer les petites annonces à la recherche de vieux tas de rouille à restaurer, ou de machines en état de rouler.

Commencer une collection de moto à cet âge là, n’est pas une mince affaire. Son père et son oncle le rejoignent dans sa passion de la motocyclette et l’aideront à en acquérir.

Guy nous confie qu’à l’âge de 16 ans, son oncle lui a acheté un mono-cylindre Harley-Davidson non roulant, qu’il est parti récupérer, en la tractant à l’aide d’une autre moto.

Plus tard, CAP d’horloger en poche, sa première paie lui sert à acheter un lot de motos.

Le musée Baster essaye de grouper les motos par nationalité, marque mais aussi par mécanique.

Dès que vous aurez passé le guichet, vous aurez le droit à un coin réunissant les plus belles sportives italiennes et un petit coin de motos japonaises de compétition.

Ensuite, dans une atmosphère digne du Far West, se trouve les plus remarquables motos américaines.

Il y a beaucoup d’Indian et d’Harley-Davidson dont la majorité sont des side-cars.

Marchez un peu et vous tomberez dans la pièce des monstres américains avec des Ace, Henderson ou Cleveland à 4 et même 6 cylindres.

Quelques marches d’escaliers vous emmèneront vers « l’histoire du boxer français » avec une magnifique ABC 400, des Gnome & Rhône, ou encore une Ratier.

Vous aurez le droit à des motos françaises peu courantes comme des side-car René Gillet avec panier Vannod, une Train 4 cylindres, des Dresch ou encore une Syphax.

Quelques pas, et vous voyagerez vers l’Est de l’Europe avec une FN 4 cylindres (Belge), des Zundapp (Allemagne) des Puch (Autriche), des Nimbus (Danemark), des Jawa (République Tchèque) et bien d’autres marques.

Préparez votre treillis et vos rangers car vous verrez des motos ayant appartenu à des corps armées comme une Gnome & Rhône AX-2 (France), une Zundap KS 750 (Allemagne), des Condor (Suisse) ou encore un drôle d’engin de l’armée belge.

Entre-temps, détendez-vous avec à une belle collection de Vespa et de 50 cc (mobylette et cyclosport).

Au final, gardons le meilleur pour la fin…les Anglaises.

Guy Baster affiche avec fierté une Matchless G12CSR dont il rêvait étant ado. On retrouve de magnifique BSA, des Triumph, des Norton et même une Brough Supérior qui devance une 1000 Vincent.

En somme, cet article ne présente que 10 % de la collection Baster. J’ai eu beaucoup de mal à filmer et photographier tellement le musée est rempli de motos et de toutes sortes de bibelots anciens accrochés aux murs.

Guy Baster, la soixantaine passée, continue de collectionner les motos et faute de places, sont présentées là où il y en a.

En somme, j’ai dû manquer pas mal de belles machines. Si vous passez en moyenne 1 minute par machine, il faudra 13 heures et 20 minutes pour faire le tour du musée…et encore, je ne parle que pour les motos.

Une solution pour remédier à cela, venez voir le musée de vos propres yeux, et plusieurs fois, dès la réouverture des lieux culturels.

Restez connectés, l’interview vidéo de Guy Baster arrive prochainement 😉

Attention, le musée n’est ouvert que sur rendez-vous :

  • 101 Rue de l’Ambène
  • 63200 Riom
  • 04 73 63 09 51
  • contact@museebaster.fr

PARILLA 4S Sport ’55 1955-1957

Une fois passé l’entrée du musée Baster, au bord d’un comptoir, se trouve une moto italienne: une Parilla 4S Sport de 1955 ou 56/57.

Il s’agit de ces motos non pas construites par des ingénieurs mais des artistes.

La marque fondée en 1946 par Giovanni Parrilla (avec 2R contrairement à la marque déposée) se focalisera essentiellement sur la moto sportive et de compétition jusqu’à sa fermeture en 1967.

Ici, cette Parilla 175 se distingue par un moteur à « arbre à cames surélevé », le principe est d’avoir des tiges de culbuteurs réduites afin de limiter leurs déformations dû à la chaleur du moteur. Cette mécanique a équipé très largement les motos Parilla quel que soit leur terrain de jeu, route ou tout terrain.


Côté distribution, les moteurs Parilla ont reçu durant leur existence soit une chaîne soit une cascade de pignon.

Quoiqu’il en soit, la vitesse maximale de la bête frôle les 140 km/h, une version plus sportive, gardant le même bas moteur possède deux arbres à cames en tête. Elle permettait de dépasser la barre des 150 km/h