MERCREDI 19 MAI

Au départ de Rignac en Aveyron, je compte traverser la frontière en deux jours par le Col d’Orgambidé, non loin de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Sur le départ, je suis un peu anxieux, arriverai-je sans soucis à réaliser mon projet ? Seul la route me le dira.

Je m’élance en direction de Villefranche de Rouergue. Pas de petit arrêt, je trouve qu’il y a vachement de monde et les multiples « sens interdit » font que je tourne en rond.

Je poursuis ma route en direction de Caylus en faisant une halte sur la D97 à côté de Lacapelle-Livron dans la vallée de La Bonette.

Un grand lavoir longe la route. Il attise ma curiosité, c’est un peu comme une vieille moto: des traces d’usures, signe d’un vieil âge, mais parfaitement fonctionnel.

L’eau arrive et ressort par les endroits prévus.

A peine enfourché ma moto, je me stoppe 1 kilomètre plus loin. Une cascade surplombe la route, elle se nomme La cascade pétrifiante de Saint Pierre Livron.

On la surnomme « pétrifiante », puisque les eaux chargées en carbonates, forment du TUF qui se dépose sur les parois de la cascade, sur la mousse, les troncs d’arbres et finis par pétrifier tout ce sur quoi il se dépose.

A l’origine derrière la cascade, se trouvait une grotte, mais le TUF la condamnée.

Je passe ensuite par Septfonds, partir à la rencontre d’une vieille connaissance qui s’était occupé de la restauration de ma Motobécane Poney il y a bien longtemps. Il s’agit de Monsieur Barisson et son atelier de restauration de motos anciennes.

Ensuite je repars en direction de La Française et m’y arrête pour manger.

Au loin de gros nuages m’inquiètent, un torrent de pluie me guette. Je mets mon k-way et décide de tracer la route sans arrêt photo et rejoindre l’aire de camping-car de Condom dans le Gers.

A 10 kms de Condom, la pluie s’arrête. J’enlève mon k-way et je commence à discuter avec un couple partie d’Alsace pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle avec leurs deux ânes.

Arrivé à mon checkpoint, je monte ma tente: la « Schwarzenberg« . La nuit commence bien, je dors bien jusqu’à me réveiller à 2 heures du matin complètement trempé.

C’est une tente mono paroi, il y a un peu de condensation et la pluie n’était pas là pour arranger les choses.

Les gouttelettes d’eau restent en suspens le long de la paroi mais chaque coup de vent ou mouvement fait tomber l’eau sur moi.

Au final, je me recouvre avec ma veste, elle me protègera de la pluie.

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